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Meuh ! : où François Morel devient un bovidé

26 juin 2018 - Livres
Meuh ! : où François Morel devient un bovidé

Que dire d’une telle œuvre ?

Un roman écrit par un chroniqueur radiophonique qui ne savait pas quoi faire de ses journées ? Ou bien alors un délire zoophile d’un humoriste plus habitué aux planches du Théâtre de l’Atelier qu’à celle des boxes des étables angevines ?

Quoi qu’il en soit, François Morel nous livre ici une étude zoo-sociologique, mais pas au sens où nous sommes habitués à l’appréhender : en effet, il ne s’agit pas d’un être humain étudiant un bovidé, mais bien de l’inverse, étant donné que le protagoniste principal de l’histoire se transforme peu à peu en gentille bête à cornes, car il en en avait l’admiration depuis qu’il était tout petit.

Ceci dit, en tant qu’être humain normalement constitué, le commun des mortels se doit-il transformer en quoi que ce soit sous prétexte d’avoir eu de l’admiration pour cela dans sa prime jeunesse ? Qu’en serait-il alors de la petite fille à qui les parents font faire de la danse classique dès le plus jeune âge ? Devrait-elle se muer en cygne à l’adolescence ? Et pourquoi les garçons ne deviendraient-ils pas tous des princes charmants au sortir de la puberté, au lieu de ressembler plutôt à des crapauds ? Et pourquoi toutes les jeunes filles ne se transformeraient-elles pas en rebelles chasseuses d’intrus, un arc à la main, le carquois figé sur la poitrine, dont il manquerait un sein, celui-ci amputé par ses paires sous prétexte que « si tu veux faire partie de la bande, il faut savoir ce que tu veux ! »

Mais je m’égare, et la jubilation que j’ai ressenti à lire ce récit me fait perdre la raison, d’habitude si prompte à me faire redescendre sur terre. En effet, je ne dirais que quelques mots du roman « Meuh !» de François Morel : lisez-le, sans aucun préjugé, sans aucune arrière-pensée, et surtout sans modération. Vous ne bouderez pas votre plaisir.

« Il est de certaines évasions qui vous font demeurer dans l’imaginaire », comme disait Raymond Devos.

 

Une réflexion sur “ Meuh ! : où François Morel devient un bovidé ”

JOHANNA

meuh voila prete a lire ….

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