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Lyon : une école d’art privée accusée de « blackwashing »

11 septembre 2018 - Non classé
Lyon : une école d’art privée accusée de « blackwashing »

Voilà une nouvelle qui commence à faire couler beaucoup d’encre. Un article publié par Rue89Lyon commence à tourner en masse sur notre cher et tendre Facebook et dépasse les frontières de l’agglomération lyonnaise. L’école d’art privée, Emile Cohl (qui possède tout de même une solide réputation) est en cause dans une histoire de « blackwashing ».

Une photo retouchée à l’origine de la polémique

Suite à une volonté de la part de l’école de s’installer hors des frontières, plus précisément dans la belle ville de Los Angeles (Californie), une photo représentant des étudiants tout sourire a été publiée sur le site américain de l’école Emile Cohl. Juste que là, rien de bien grave non ? Cela aurait pu être tout à fait innocent s’il n’y avait pas eu un petit « hic ». Sur le cliché mis en avant, on constate la présence d’étudiants de couleur. Là encore, rien de bien « fou ». Cependant, lorsque l’on regarde la photo d’origine, on constate que cette dernière a été retouchée. Retouchée à un point que, certains des étudiants, se sont vu attribuer une couleur de peau qui n’était pas la leur. Pour couronner le tout, d’autres étudiants noirs ont été rajoutés (la magie du détourage et de l’incrustation) comme par magie.

Malheureusement pour l’école, tout va très vite de nos jours (la magie d’internet paraît-il). Des étudiants de l’école ont eu vent de cette photo et ont pu constater le montage grossier qui a été fait. Sur Twitter, le terme « blackwashing » revient alors sans cesse.

 

Blackwashing : mettre en avant la diversité culturelle à des fins publicitaires. (pas cool du tout)

Concrètement, mettre en avant la diversité culturelle n’est pas une mauvaise chose, mais faire croire à un semblant de quelque chose par le biais de la magie de Photoshop, c’est assez répréhensible.

 

L’agence de prestation mise en cause par l’établissement

Qui est responsable de ce tour de passe de passe ? D’après les informations récoltées par le média cité plus haut, la direction d’Emile Cohl affirme que l’erreur de vient pas d’eux mais plutôt de l’agence de communication américaine qui a mis au point le site promotionnel. Toutefois, on peut tout de même soulever la question : «  qui ne vérifie pas le travail d’un prestataire avant publication ? ». Des excuses ont été présentées par l’établissement et le « photomontage » retiré du site. Cependant, l’info a été lancée et nos petits oiseaux nous ont murmuré que les téléphones des étudiants lyonnais n’arrêtaient pas de sonner. Les journalistes d’un grand nombre de médias sont à l’affut de quelque chose qui pourrait confirmer les rumeurs qui commencent à se faire entendre .

Aujourd’hui, c’est le terme « blackwashing » que l’on lit un peu partout. Loin de nous l’idée de minimiser cet acte très très limite. Cependant, à l’instar de beaucoup d’autres écoles supérieures du privé, Emile Cohl aurait peut-être d’autres petits soucis à regarder de très près. Des histoires se murmurent sur quelques broutilles comme des « abus psychologiques » sur des élèves qui peuvent faire assez froid dans le dos. Si certains sont « choqués », sachez tout de même qu’il c’est lot d’un grande nombre d’écoles de ce genre, peu importe le type d’enseignement (coucou les écoles de commerce, audiovisuelle, journalisme, évènementiel et j’en passe) et peu importe la région de la France.

 

 

Rédactrice en chef du blog. Organise tout avec brio, mais la diplomatie n'est pas son fort, donc elle fait appel à Pedro. Cumule 15 emplois de journalistes et n'a pas le temps de finir cette

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