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Faut-il faire une thérapie ?

28 octobre 2018 - Focus sur
Faut-il faire une thérapie ?

Bonjour petit lézard à la lavande !

Je viens te parler aujourd’hui d’un thème qui m’est (très) cher : la psychanalyse. Cela fait maintenant deux ans que je suis une thérapie, et plus j’avance dans la vie, plus je réalise que c’est un sujet mal connu, qui fait peur, alors que les insectes psys sont nos amis !

faut-il faire une thérapie Big up Morbak et Moucham !

Bon, ok, je dore un peu l’image du truc. Mais je me suis dis que ça pourrait t’intéresser de savoir en quoi ça consiste, comment ça se passe et surtout comment savoir si tu dois en faire une. Je précise avant tout que je ne suis pas une professionnelle du milieu, je parle de mon expérience et de ce que j’en ai appris. Prêt·e ?

Que fait-on lors d’une psychanalyse ?

Une psychanalyse, c’est une forme de spéléologie : ça consiste à aller fouiller dans ton passé pour y dénicher des éléments qui sont susceptibles de perturber ton présent. Le principe, c’est de dire qu’il y a toujours une raison à tes ressentis et à tes souvenirs. Par exemple, si tu as très peur des chiens parce que tu as été attaqué·e par un chien étant petit·e c’est plutôt logique, en revanche, si tu n’as pas été attaqué·e par un chien, ce n’est pas une peur absurde, c’est juste que le lien logique n’est pas direct. Tu peux par exemple avoir vécu un événement traumatique dans un endroit où se trouvait un chien, une photo d’un chien, ou alors que tu entendais des aboiements. Et le cerveau fait parfois des liens étranges lors d’émotions très fortes, il reçoit des images et des informations qu’il a du mal à gérer, donc il les planque dans un tiroir pour ne plus l’avoir dans les mains, sauf que le tiroir n’est pas toujours le bon.

Une psychanalyse c’est ça, on creuse un peu, on trouve des éléments qui ont plus ou moins de valeur, puis on les remet à la bonne place.

Comment se passe une séance de psychanalyse

Avant de t’expliquer cela, il faut faire une distinction entre une séance de psychanalyse et une séance de psychologie, de psychiatrie et de psychothérapie :

Dans une séance de psychanalyse, la première fois, le·la psychanalyste va te demander pourquoi tu es là (plutôt logique). Un bon psychanalyste fixera avec toi le prix de tes séances. Pourquoi ? Pour deux raisons : déjà parce que ton bien-être ne doit pas dépendre de ton budget, tout le monde doit pouvoir avoir accès aux soins, mais surtout parce que ce montant est ce qu’on appelle ton investissement sur toi-même, si tu n’es pas prêt·e à mettre plus de 5 € (tout en ayant les moyens de mettre plus j’entends), c’est peut-être que tu n’es pas vraiment prêt·e à faire ce travail.

Pendant les séances, tu seras d’abord en face à face avec ton·ta psychanalyste, sauf si tu demandes explicitement à ne pas l’être. Pendant que tu parleras, il·elle ne te dira pas beaucoup de choses, il te posera des questions qui ont pour but de t’orienter vers ce que tu dois trouver. Le psychanalyste ne peut pas te dire explicitement ce qui ne va pas, parce que si ton cerveau l’a planqué c’est qu’il n’était pas capable de le recevoir en pleine face, il faut que tu le trouves tout·e seul·e pour t’en convaincre. Prenons un cas extrême, si ton·ta psychanalyste te dit « mais parce qu’au fond, vous détestiez votre mère », crois-tu vraiment que tu vas lui dire « mais oui, évidemment que c’était ça ! » ? Non, parce que la morale t’en empêchera. Il faut que ce soit toi, à force de chercher dans tes émotions, qui comprenne qu’à un moment, aussi ponctuel soit-il, tu as bel et bien eu une pulsion de haine pour ta mère. Tu passeras sur le divan lorsque tu auras besoin d’être face à toi-même, de t’affranchir du regard de ton·ta psychanalyste, comme si tu réfléchissais seul.

Dois-je faire une psychanalyse ?

Oui. Voilà, c’est tout pour moi, à la semaine prochaine !

Non, je déconne. Ou presque, parce qu’au fond faire un travail sur soi profite toujours. Mais ce n’est pas exactement cette question-là que tu dois te poser, plutôt « est-ce qu’en ce moment il y a quelque chose qui me gêne dans ma vie et dont je n’arrive pas à me débarrasser tout·e seul·e ? ». Attention, si ce sont tes voisins qui te réveillent à 3 heures du matin en faisant un karaoké, pas sûr qu’un psy te soit d’un grand secours. En revanche, s’il t’arrive d’être triste sans trop savoir pourquoi, d’être mal à l’aise dans certaines situations particulières, de ne pas pouvoir t’empêcher d’avoir le sentiment d’être nul, ou même si tu as certaines petites névroses embêtantes…

Petit point sur le terme de « névrose » : le mot fait peur, mais on en a tous, je te rassure ! Tout bêtement si pour toi il faut que tes crayons soient tous tête en haut dans ton pot à crayons, si quand tu prends de l’essence tu veux absolument un chiffre rond ou si tu marches sur le trottoir en évitant les traits (parce que sinon tu te brûles les pieds, c’est Mamie qui l’a dit), ce sont des névroses. Mais dans l’ensemble, ça ne t’empêche pas de vivre. Parce que c’est ça la clé : à quel point cela te gêne dans ta vie ?

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Monica, Madame « Névrosée du ménage »

Par exemple, si tu tombes toujours sur des gens qui profitent de toi, de ta gentillesse, à qui tu ne parviens pas à refuser quoi que ce soit au détriment de ton bien-être, c’est que quelque chose au fond de toi te pousse à t’infliger cette situation. Tu choisis indirectement de te faire du mal, et ça c’est un souci. Autre exemple, si tu n’es pas capable d’avoir un pot de Nutella dans ton placard sans l’éclater en 10 minutes à la petite cuillère (voire à la cuillère à soupe), si quand il reste trois bouchées dans ton assiette et qu’alors que tu n’as plus faim tu entends dans ta tête ta mère et ta grand-mère te sermonner « il y a des petits enfants qui meurent de faim dans le monde ! », mais surtout si après tu culpabilises, que tu te traites de tous les noms devant le miroir, que tu as honte de manger, particulièrement en public… Ces situations d’inconfort justifient que tu ailles voir un professionnel. Tout simplement parce que la vie c’est fait pour être bien, et qu’il est inutile de s’encombrer des choses qui nous font du mal.

 

Voilà mon petit, tu as toutes les clés pour réfléchir ! A la prochaine !

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